Mercredi 13 août 2008
Bonjour,
L'escale au Laos n'a concerné qu'une petite partie des
pèlerins JMJistes des Pays de Loire, nous étions en effet que 5 jeunes accompagnés du P. Blanchet, d'Angers. Ce petit nombre est dû à la situation particulière de l'Eglise au Laos: des chrétiens
en régime communiste. Le ton était donné d'ailleurs dès la frontière avec la Thaïlande. Le drapeau communiste flottait et le niveau de vie paraissait directement plus bas qu'en Thaïlande.
L'accueil de la part des laotiens catholiques de Paksé (sud du Laos) fut très chaleureux. Nous fûmes hébergés dans des familles, très simplement dans leurs maisons en bois et en tôle. Quelle
joie pour eux de nous recevoir et pour nous d'être ainsi accueillis! Les repas partagés nous ont permis de découvrir la culture locale: beaucoup de riz et des fruits délicieux. Les jeunes nous
ont fait découvrir leurs rizières et plantations de café. Il n'y a que 4 prêtres plus l'évêque dans la région de Paksé, mais des religieuses et les catéchistes les aident dans l'animation des
paroisses. Une quinzaine de séminaristes se préparent aussi à devenir prêtres. Si, notre mission était bien de rencontrer ces chrétiens minoritaires mais fervents, pour leur
montrer notre soutien entre Eglises locales, il ne s'agissait pas pour les Laotiens de se faire plaindre. Bien au contraire, Mgr Ling, évêque de Paksé, qui a passé trois ans en prison, nous a
affirmé que la dictature du confort sous laquelle on vivait en Occident était bien plus sournoise que celle de son pays! Leur oui au Christ est un véritable acte de foi et de courage qu'ils
doivent renouveler tous les jours. Au Laos, s'il n'y a pas grand chose à voir, hormis les chutes d'eau du Mékong qui attirent les touristes, il y a cependant tout à vivre: une expérience de
pauvreté matérielle mais de richesse spirituelle. Ce peuple et ces prêtres que nous avons rencontrés, nous ont témoigné avec force ce qu'est la vie selon l'Evangile au quotidien.
Ainsi nous rentrons en France avec la question de Jean-Paul II, renouvelée par ces missionnaires: "France, fille ainée de l'Eglise, qu'as-tu fait de ton baptême?".
Voilà j'espère avoir transmis au mieux ce que nous avons
vécu.
Merci
encore de nous avoir permis de vivre une telle expérience,

6h35 du matin, arrivé à Maessot où le père Nicolas, des missions étrangères de Paris, et son équipe de jeunes Karens nous accueillent. Légèrement fatigué, je ne calcule pas tout ce
qu'il m'arrive, on monte dans ces voitures avec des bancs à l'arrière. On arrive à l'école St joseph où une petite église et la maison de la mission accompagne ce charmant endroit. Pour commencer
la journée, on découvre l'arrivée en classe des enfants, qui nous ont préparé des cadeaux. L'émotion monte lorsqu'ils s'approchent pour nous tendre ces fleurs en s'inclinant bien bas pour nous
remercier d'être là. Ensuite vient le moment de les saluer en passant à travers eux : premier moment intense pour moi, je reçus une bouffée d'émotions à en faire craquer les plus rustres. Vient le
tour des tous petits qui dansent une chorégraphie pour nous saluer et s'en vont nous apporter à nouveau des fleurs. Chacun rentre en classe et on se dirige à nouveau vers la maison de la mission où
on prit notre petit déjeuner en échangeant ce que nous venons de vivre. On visita un temple bouddhiste avant de monter dans les voitures, nous amenant dans les villages Karens (prenant avec nous le
strict nécessaire).
A Randwick, nous pouvons faire tant de
rencontres. Ce fut un point de rendez-vous pour retrouver Hubert qui depuis deux ans est en stage à Honk Hong et qui reprend le chemin du Mans très bientôt.

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